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Evolution du système de production dans le secteur oléicole Tunisien

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Le secteur de l’oléiculture a toujours joué un rôle important dans le monde entier que ce soit à l’échelle économique, sociale, culturelle ou environnementale.

En Tunisie, les exportations d’huile d’olive représentent 50% des exportations agricoles totales et 5,5 % des exportations totales et constitue la cinquième source de devises du pays. L’oléiculture procure 40 millions de journées de travail par an et joue un rôle de tout premier plan dans le développement régional et les équilibres sociaux. Enfin, sur le plan environnemental, l’olivier est la seule culture d’arboriculture fruitière qui a pu valorisé des sols marginaux délaissés vu sa plasticité énorme et sa forte adaptation climatique et pédologique. Néanmoins, il est indispensable de planter  l’olivier dans des conditions qui lui sont favorables pour assurer une rentabilité économique.

A l’échelle internationale, la Tunisie est le second producteur mondial en huile d’olive derrière l’union européenne. Il participe à ¼ des exportations mondiales avec approximativement 116 mille tonnes par an en fonction de chaque campagne de récolte. En effet, il existe un écart important des productions. Elles dépendent des conditions climatiques en particulier des pluviométries. Par exemple, en l’année 2002 la production était de 40 000 tonnes alors qu’elle a atteint un maximum de 350 000 en l’année 1999.        

A l’égard de son importance à plus d’un titre, le secteur bénéficie d’une stratégie de développement national afin d’atténuer les fluctuations annuelles de production et améliorer  la qualité de l’huile d’olive dans le but d’honorer nos engagements en matière de contingent envers l’Union Européenne qui autorise l’exportation de 56 mille tonnes d’huile d’olive à des conditions avantageuses. 

L’oléiculture en Tunisie ou au sud de l’Espagne, premier producteur de l’huile d’olive, est conduite majoritairement en un système traditionnel qui se caractérise par de faibles densités. A partir de la deuxième moitié du vingtième siècle, des énormes efforts ont été établit par les deux pays visant la promotion de ce secteur par l’amélioration des systèmes de culture et la réduction des coûts de production. Ainsi, il y a lieu l’adoption de plus en plus du système de culture intensif  (400-600 arbres/ha) et du système hyper intensif (+ de 1000 arbres/ha).  

Ces derniers permettent une entrée en production précoce, une production oléicole maximale et une qualité d’huile plus douce recherchée pour acquérir des marchés non-traditionnels de nouveaux consommateurs d’huiles d’olives  comme les Etats Unis, Japon et Australie…

Néanmoins, ce sont des systèmes de culture nécessitantes des technologies modernes et des superficies importantes afin d’obtenir des niveaux élevées de production en quantité et en qualité mais aussi d’assurer une rentabilité économique. La rentabilité d’un tel système n’est possible qu’à partir des superficies importantes c'est-à-dire à partir de 15 hectares et une maitrise du paquet technologique à savoir une irrigation et fertilisation maitrisée ainsi qu’une taille et récolte mécanique et enfin une utilisation des variétés peu vigoureuses comme la variété Arbosana et Arbequina.

Malgré l’obtention de la deuxième place mondiale après l’Espagne en l’importance des superficies réservées à l’oléiculture et la volonté d’intensification de la culture de l’olivier, seulement 3500 hectares sont cultivés en hyper intensif sur une superficie totale de 1.7 million d’hectares. En effet, la Tunisie est un des premiers pays à introduire le système hyper intensif mais elle reste très en retard en matière de développement de celui par rapport à l’Espagne qui détient presque 50% de la superficie mondiale ou même par rapport à des pays qui ont introduit ce système un peu plus tard comme l’USA, Australie, Chili et Argentine.

Ceci pourrait être expliqué par le coût d’investissement initial très lourd et les problèmes de morcellement des terres agricoles héritées. D’après les données de 2010 de la Direction Générale de la Production Agricole, seulement 30 exploitations entre petites et grandes superficies ont adopté le système hyper intensif. Ces exploitations ont été divisé en trois catégories en se basant sur leur superficie ; grandes exploitations (plus de 100 ha), exploitations de taille moyenne (50-100ha) et petites exploitations (<25ha).

Enfin, il est vrai qu’en Tunisie l’adoption du système hyper intensif est actuellement très limitée. Mais, un nouveau profil de l’oléiculteur investisseur vient d’apparaître qui a conscience des gains et des bénéfices que le système hyper intensif peut lui apporter.    

        Evolution du  système de production dans le secteur oléicole Tunisien
Mise à jour le Lundi, 12 Novembre 2012 07:16  

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